Tout est dit dans le titre...

Cet outil qui n’est pas révolutionnaire, loin de là, est plutôt destiné aux élèves de maternelle, de la Petite Section à la Grande Section, ainsi qu’aux première classes de l’école élémentaire, CP voire CE1. Bien sûr, il a tout à fait sa place auprès du public à besoins éducatifs particuliers dont les capacités cognitives, mémorielles ou psychiques pourraient être altérées.

A ces âges, l’aspect familier des Numéroïdes va avoir un avantage non négligeable puisque l’évocation de ces dessins pourra chez l’élève procurer un plus fort impact que sur des supports dont l’intérêt sera plus éloigné de leur univers enfantin.
Essayons de comprendre pourquoi Les Numéroïdes sont un support qui pourrait être utile dans ce genre de situations.

Dès la maternelle, nous proposons aux enfants d’apprendre la suite numérique aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. Il s’agit pour nous de leur faire comprendre que les 10 signes qui constituent notre numération ont une graphie immuable (si l’on exclue la particularité de certaines polices d’écritures), un nom propre, un ordre et qu’il signifie au-delà d’une comptine, des quantités différentes ou bien des rangs. C’est sûr que dit comme ça, l’apprentissage n’est pas très séduisant.

Pour de multiples raisons qui ne concernent que lui, l’élève pourra éprouver des difficultés à comprendre et acquérir ces compétences. On lui présente un chiffre et il ne parvient pas à se souvenir de son nom. Pourtant, l’apprentissage a déjà été dispensé en classe. De plus, il est capable de compter bien au-delà de cette quantité représentée par ce signe. Le fait de présenter le chiffre sous forme de dessin, incarné par des Numéroïdes, pourra peut-être aider l’enfant à associer le chiffre vu au Numéroïde correspondant. Une fois le Numéroïde isolé mentalement, il pourra rapidement se souvenir de son nom mis en situation : 8-fuite, 4-catastrophe…

C’est l’association de ces deux mots, phonologiquement voisins, qui aura un effet bénéfique sur l’ancrage.